Il est établi de façon quasi systématique que nos petits bambins agités sont la terreur de leurs professeurs, de leur entourage avec en premier lieu leurs parents désemparés, désappointés et quelque peu confus d’avoir un tel enfant porteur d’autant de problèmes.
Mais la réalité c’est que notre enfant hyperactif est en grande souffrance, souffre du regard des autres et de son propre regard sur lui-même. Et pour couronner le tout on lui assigne une étiquette de TdA ou TdAH (Trouble du Déficit de l’Attention sans ou avec Hyperactivité) en forme de reproche à peine masqué. Il n’est pas question d’amoindrir la souffrance familiale ou du corps enseignant mais juste de replacer l’ordre des priorités.

L’école, les médias semblent avoir découvert un nouveau mal à tel point qu’ils ne cessent d’en parler ou de l’évoquer comme raison évidente aux difficultés que rencontrent nos enfants. Il reste que la littérature médicale en parlait déjà depuis le 17ème siècle. Et d’après les différentes enquêtes engagées, environ 5 % des enfants de 6 à 10 ans seraient concernés et parmi eux, une majorité de garçons (4 pour 1 fille).
Pour les causes à l’hyperactivité, certains évoquent un terrain génétique particulier, d’autres la dégradation de l’environnement naturel, ou encore le milieu social et éducatif. Encore bien d’autres raisons plus terre à terre sont parfois lancées comme la mal bouf, le manque de sommeil, l’absence d’activité sportive, et encore…

En tant que praticien, je veux croire que tout est vrai. Toutefois ne devrions-nous pas voir en cela plus une détérioration de notre qualité de vie quotidienne ? L’homme depuis les temps de l’industrialisation n’a de cesse d’être en quête du bien-être et de l’augmentation de la production. Le boomerang pourrait être l’hyperactivité et la contre production.
Nous voyons chaque jour des enfants qui ont perdu le goût de l’effort, dans la recherche de l’instantané, qui ne valorisent en rien l’abondance qui leur est servi à chaque instant. Peut-être sont-ils le miroir de nous même qui avons confectionné de nos propres mains cette culture ?

Il est évident que cet article ne vient pas être moraliste ou en opposition avec l’ensemble de la littérature scientifique sur le sujet, il reste que trop d’enfants de nos jours sont catégorisés comme hyperactifs simplement parce que nous ne leur avons pas donné les bases nécessaires aux bons choix, aux bonnes valeurs ou de stabilité. Qu’il y ait réellement des enfants TdA/TdAH je n’en doute pas, mais ils se situent à environ 5% de la population de 6-10 ans et pas vraiment plus.

Par ailleurs, le système élitiste qu’impose le monde moderne fait que nos enfants dits ״moyens״ ne sont plus dans la course scolaire, et très vite la médication devient la solution nécessaire pour éviter l’échec scolaire ou la marginalisation. Je ne me rappelle pas parmi toutes mes lectures où il était écrit qu’il fallait prendre des ״stimulants réglementés״ pour apprendre.

Le Neurofeedback est un entraînement cérébral qui suggère à l’enfant de travailler même si ce travail reste souvent inconscient, et ainsi lui redonne de la valeur. Alors que l’enfant soit réellement hyperactif ou pas, il permettra à chacun d’apprendre à mieux s’auto-contrôler et gagner ainsi soit en capacité soit en valorisation du travail.

Il est entendu que de ce regard, le praticien Neurofeedback deviendra primordial, car les messages dits et non-dits qu’il transmettra résonneront comme une évidence au travail du Neurofeedback lui-même.

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